GAZETTE DE L’AUTOFORMATION 

 

 

 

 

A-GRAF -  N°0 – 30-05-2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


SOMMAIRE

 

1.    Editorial   par Mohammed Melyani.

2.    Le point avec ….. Pierre Landry : « Autoformation, cultures et sociétés ».

3.    Thématha : « Les ruses ou l’autre face cachée de l’autoformation » par B. Courtois et M. Melyani.

4.    L’entretien : « L’autoformation vue par René Barbier » Entretien mené par C. Verrier.

5.    Portrait de Groupe : « le Groupe expérience et autoformation » par H. Bezille.

6.    L’actualité : Colloques, symposiums, publications et autres activités.

7.    Note de lecture par C. Clenet et C. Verrier

8.    GRAF en association : les statuts.

 

 

 


 

 

GAZETTE DE L’AUTOFORMATION 

 

N°0 – 30-05-2003

 

Editorial

 

 

Bonjours à tous. Ce nouveau bulletin voit le jour aujourd’hui. L’événement mérite d’être souligné car le nombre des publications dans le domaine de l’autoformation reste limité. Tous les numéros demeureront disponibles in extenso sur le site autograf et une version papier peut être envoyée à tous les abonnées et membres du GRAF en France et à l’étranger.

 

Ce bulletin donne un aperçu semestriel des activités des acteurs de l’autoformation. Il est édité par le GRAF et paraît 2 fois par an. Le bulletin de l’autoformation publie des travaux scientifiques, des informations universitaires, professionnelles et culturelles dans le domaine de l’autoformation. Les thèses originales, revues de question, élaborations théoriques, analyses historiques, comptes rendus d’ouvrages, d’articles et de colloques, publiés dans ses colonnes composent un outil d’échange et de progrès pour toutes les spécialités de l’autoformation intéressant les chercheurs et les acteurs de la vie sociale et économique.

 

Cette publication se veut également un espace de dialogue afin que les différents aspects de l’autoformation puissent être débattus. Chaque numéro comportera un point de vue (la réalité de l’autoformation et son devenir), un entretien (le rapport à l’autoformation) et le portrait d’un groupe d’acteurs de l’autoformation.

 

C’est à l’initiative de quelques membres du GRAF que cette publication doit le jour. Cependant, cette publication n’est pas l’organe « officiel » d’expression du GRAF mais se veut ouverte à tous les courants de l’autoformation dans et hors GRAF. Comme pour les autres initiatives de membres du GRAF, les choix éditoriaux de cette publication seront présentés lors du symposium annuel du GRAF.

Mohammed Melyani

   Courriel : Mohammed.Melyani@u-picardie.fr -                    

 

 

 

 

Zone de Texte: Le point avec

 

 

 

 

 

Autoformation, Cultures et Sociétés
 

 

 

Pierre LANDRY 

 

 


L’autoformation est devenue un fait social, suivant le constat de Joffre Dumazedier, et concerne toutes les sphères de la société : publique, privée, culturelle, professionnelle, politique.

 

Avec la mondialisation, toutes les cultures et toutes les sociétés sont concernées par une demande éducative en forte croissance et doivent inventer des réponses propres à leur histoire. Au delà d’un marché mondial éducatif hypothétique, la comparaison des solutions mises en place par différents pays peut conduire à des coopérations reposant sur le respect de l’autre et la réciprocité, la diversité des cultures étant la vraie richesse de l’humanité.

 

En rapport avec la problématique de la formation tout au long de la vie, il devient nécessaire de favoriser le développement des capacités d’autonomie, de réflexivité, d’auto-documentation, d’auto-direction dès l’école pour que les étudiants puis les adultes, confrontés à un monde en évolution permanente remettant en cause les savoirs acquis, puissent poursuivre leurs formations formelles et informelles et valider les acquis de leurs expériences : apprendre à se connaître pour mieux connaître les autres ; apprendre par soi-même et des autres ; apprendre pour comprendre le monde.

 

L’autoformation fait partie de ces « connaissances ordinaires », savoirs et savoir-faire résultant d’un long apprentissage des codes sociaux et culturels relatifs à une société donnée. Chacun d’entre nous, quelque soit sa culture, sa couleur, sa race ou son niveau, emploie et manipule tout au long de la journée de telles connaissances pour faire ses courses, son travail, ses devoirs, circuler (ou conduire) en ville, cuisiner, communiquer ou négocier un contrat,…L’in-dividu possède donc plusieurs compétences relatives aux savoirs de l’autoformation (réflexibilité, coopération, adaptabilité, expérience du quotidien, accountability (racontabilité), flair, capacité d’apprendre, heuristique, recherche,…). Il se prend en charge, contrôle et ajuste ses conduites. Il n’est plus rivé à un modèle de conduite uniforme, et n’endosse plus le costume social tout établit. Bref, on est devant un in-dividu qui « se cherche », « s’autoforme » et utilise son expérience mobilisée de la vie quotidienne. Aujourd’hui donc, grâçe à des courants de l’autoformation, la pensée ordinaire est en voie de réhabilitation. Et cela revient à rompre avec une conception, profondément ancrée dans la culture occidentale, qui oppose le « savant » au « populaire ». Ce découpage entre savant et populaire renvoie d’ailleurs à bien d’autres clivages : entre l’abstrait et le concret, le théorique et le pratique, le rationnel et le pythique, le savoir et les croyances, la raison et la tradition. Pour tout dire, entre le vrai et le faux.

 

 

 


Zone de Texte: THEMATA

 

 

 

 

 

Les ruses ou l’autre face caché de l’autoformation.
B. COURTOIS; M. MELYANI
 

 

 

 

 

 


La notion ruse chez les Arabes : En arabe, hila veut dire ruse, artifice, expédient, stratagème, moyen d'échapper à quelque chose ou de réaliser un dessein. Dans un sens plus technique hiyal (au pluriel) désigne l'ensemble des stratagèmes employés dans la guerre, dans le sens, maka'id. Il apparaît ainsi dans les textes d'ouvrages sur l'art militaire, dont le plus ancien est Kitab-al-hiyal, d'un certain al-Hartami al-Shacrani, qui le dédia au calife al-Ma'mun (m.833).

Dans cette perspective, se développa tout un genre de littérature dans différents domaines de la pensée islamique, décrivant les ruses et les moyens pour détourner les interdits, qu'il s'agisse des moyens de résoudre certains problèmes arithmétiques (hiyal al-jabriyya : ruses ou artifices algébriques), des voies légales pour solutionner des cas difficiles dans le domaine juridique (hiyal al-shar'iyya : ruses ou artifices juridiques, légaux), les ruses des femmes (voir Al Hawrani, A. ed. Littérature classique, 1994) et même les hiyal et trucs des mendiants et des faussaires décrits et dénoncés par al-Jahuz au Xe siècle et par al-Jawhri au XIIIe (traduction française R. Khawam. Le voile arraché. Paris, 1980).

 

A la lumière de cette analyse lexicographique, il s'avère que la tendance lourde dans la signification originelle de hala d'où provient hila (ruse) est constituée par les notions de changement, mouvement, déplacement, de vaincre un obstacle, d'artifice, de truc et intervalle de temps auxquelles peuvent être associées les idées de "machine", ou d’outils qui exécutent un travail donné en mettant en œuvre un principe d’économie qui semble aller à l'encontre des lois de la nature. Il semble donc que le mot hila (ruse) désigne "entre autre", une machine (un procédé ingénieux, une technique), en arabe classique. Cela est attesté par les écrits mêmes des mécaniciens arabes. Ainsi, les Banu Musa ont-ils intitulé leur livre de mécanique : Kitab al-hiyal (livre de machines) et le présentent comme un catalogue des machines ingénieuses.

 

Ruse au centre des conduites humaines : L’auteur du Livre des Ruses[1] précise que la ruse est le fruit de l’intelligence, elle est le propre de l’homme, en dehors des autres êtres parmi les animaux. Elle est licite car Allah qui a créé l’homme “ en lui donnant la meilleure des constitutions ”[2], lui a appris la ruse. Elle inspire la conduite des hommes qui font preuve de liberté, de maîtrise, d’imagination, d’efficacité et d’astuces, et qui font triompher la vérité ou le bon sens.

La ruse demande de l’intelligence, du discernement, du jugement, de la générosité, de la clémence, de la  décence et de l’initiative la plus forte pour atteindre les buts lointains :

 

Une initiative si développée (dit l’auteur)

Qu’on ne pouvait la prendre

Pour le terme d’une comparaison, comme si sa portée était si lointaine

Que les autres la perdaient aisément de vue.[3]

 

C’est l’art de voir clair dans les situations difficiles, l’homme de la ruse comme pourrait le dire l’auteur  :

 

On dirait que, dans une affaire difficile,

Il avait le privilège d’une façon claire

Ce qui était caché, ce qui était inaccessible

aux regards.

 

Ainsi l’homme de la ruse fait preuve d’insinuation, de persuasion et de détour pour démêler les intrigues les plus complexes et inaccessibles aux regards. Il a une force de persuasion, une bonté profonde, une élocution savoureuse, une résolution et une habilité propre dans les artifices de la pensée pour juger des événements qui frappent à sa porte.

 

Qu’il soit prophète, ange ou djinn, khalife, roi ou sultan, vizir, gouverneur ou gens de l’administration, juge, témoin ou procureur, ascèse, vagabond, mendiant, femme,… l’homme (ou la femme) de la ruse est un homme intelligent,  d’exception et de la “ situation ” : il a reçu dans sa main le sceau du pouvoir. Dire de lui qu’il met en œuvre des stratégies politiques indique la maîtrise de l’ensemble des relations humaines. L’homme intelligent (et de la ruse) dit l’auteur, s’établit solidement sur ses actions et le sot sur ses espérances ; son regard passe par son cœur et sa volonté, le regard du sot passe par son œil et l’instrument de sa vision ; l’intelligence (et la ruse) est un vêtement neuf qui ne se détériore jamais ; l’homme de l’intelligence (et de la ruse) est celui qui fait bien ce qu’il fait et applique son effort sur le point convenable ; le proverbe arabe nous enseigne que l’hostilité d’un homme intelligent est meilleure que l’amitié d’un sot,[4] car on révèle toujours le meilleur de nous dans l’adversité (surtout si on a un adversaire intelligent).

 

         Les récits du livre des ruses montrent – à mon sens – que la ruse est une voie ou un moyen employé par l’intelligence, qui tire profit de l’expérience. Elle peut aussi être caractérisée comme le moyen le plus subtil pour arriver à ses fins. La ruse des Arabes contrairement à celle des Chinois, s’appuie sur le potentiel de l’homme d’exception et pas seulement sur le potentiel de la situation. Le changement, le mouvement, le déplacement, la capacité de vaincre un obstacle, l’invention d'artifices et de trucs et la maîtrise de l’intervalle de temps où les choses basculent,…viennent de l’homme “ d’exception ” ou d’un outil inventé par lui, outil capable – par un principe d’économie – de réaliser les objectifs, ou de détourner de son but une volonté fourvoyée.

 

D’un côté la configuration de la ruse correspondrait à une démarche prospective et scientifique (collecte des données, vérification, test, invention d’outils...) :

 

1.  La ruse est créatrice, car elle possède la capacité de construire avec les données de la situation et les données de l’imagination des nouvelles représentations-solutions qui démêlent les intrigues les plus complexes et les plus inaccessibles aux regards.

2.  La ruse est le fruit d’une intelligence qui tire profit de l’expérience et d’une forte initiative.

3.  La ruse comporte une progression dans les actes minimes pour arriver au but ultime  ou le choix et l’utilisation d’un moment favorable.

4.  La ruse est technique : c’est moyen subtil ou outil capable d’exécuter un travail donné en mettant en œuvre un principe d’économie qui semble aller à l'encontre des lois de la nature.

 

De l’autre, on peut considérer les trois composantes de la ruse suivantes :

 

La situation : C’est l’homme qui va utiliser, infléchir ou changer une situation toujours en mouvement et largement imprévisible. La situation n’est pas créée par l’homme, mais la ruse permet de la maîtriser au moins pour un temps, en la connaissant dans ses “ ressorts secrets ”, non forcément apparents à tout le monde ( Alexandre se déguise pour mieux connaître la situation d’une ville, le vizir choisit un “ homme d’expérience ” pour avoir une vraie connaissance de tel personnage ou tel lieu..).

La ruse peut s’exercer aussi dans une situation perçue comme peu favorable, voire perdue : la ruse permet alors de renverser la situation : le mensonge est souvent utilisé (discours ou mise en valeur d’indices trompeurs).

L’efficacité vient donc de la connaissance approfondie de la situation; de sa transformation pour servir le but ultime, en choisissant le moment opportun (kairos), les moyens adéquats .

 

Le temps : Le temps de la ruse s’inscrit dans le rapport au temps de la culture arabe où cohabitent dans chaque homme le temps éternel (le temps de Dieu) et l’éphémère (le temps de l’homme). Les différents temps s’entrecroisent, seul le temps chronologique (le temps de l’horloge) ne semble pas jouer un rôle important.

Ainsi la ruse s’inscrit dans un temps qui peut être long ou court  : l’important est de progresser dans le changement de situation : il faut savoir attendre et progresser lentement et profiter du “ kairos ” : les ruses évoquent souvent ces moments où tout peut basculer.

 

La parole : La ruse s’inscrit là aussi dans la tradition culturelle arabe qui privilégie l’art de bien parler (choix du mot, de la formule, du niveau de langue..) cultivé à travers notamment l’art majeur de la poésie

 

 


 

Zone de Texte: L’ENTRETIEN

 

 

 

Entretien de C. Verrier

Le point de vue de René Barbier sur le thème 
de l'autoformation
 

 


[5]

 

Q : Selon toi, qu’est-ce que l’autoformation ?

 

R. Barbier : J’aimerais dire d’abord qu’il me semble s’agir de quelque chose d’essentiel, à condition de resituer l’autoformation dans l’autoéducation. Je replacerais toute de suite le mot autoformation dans l’univers plus vaste et englobant qu’est l’éducation, l’autoformation étant la voie - la voie très concrète -  par laquelle l’être humain va réaliser cette éducation « par lui-même ». Par lui-même ne veut évidemment pas dire qu’il reste centré sur lui, il a besoin des autres, du monde, il a besoin de l’épreuve de réalité, mais l’autoformation est liée pour moi au développement du sujet par rapport à l’éducation du sujet. Pour ce qui est de l’éducation du sujet, j’ai quant à moi une vue d’ensemble qui est que l’éducation est le travail intérieur d’une personne qui articule sans cesse, à travers des épreuves de réalité, une dimension de connaissance de soi qui est en dernière instance à dominante spirituelle, même si cette dominante spirituelle ne s’inscrit pas dans des dogmes religieux. Donc, une instance de connaissance de soi, une instance de savoirs pluriels permettant au sujet d’avoir des interprétations possibles, des points de vue différents, d’opérer des remises en question sur des savoirs qu’on pourrait dire « déjà là » dans le monde de l’intelligibilité. L’autoformation, c’est ce processus éducatif qu’un sujet engage pour lui-même afin d’aller  vers une éducation supérieure à lui-même, quelque chose qui est lié à lui-même, mais qui vise à faire de lui un homme de bien au sens chinois du terme. J’ai une conception complètement éthique de l’éducation, et l’autoformation est forcément une autoformation existentielle. Autoformation existentielle, ça veut dire que quelqu’un engage sa liberté ; il n’est pas déterminé, il a son libre arbitre de faire ou de ne pas faire et d’engager sa liberté. Naturellement il a d’autant plus de liberté qu’il a une sécurité matérielle, symbolique, un capital intellectuel, social, etc… mais c’est quand même lui qui décide d’engager son existence dans une certaine voie pour aller vers son autoéducation. Et cette autoformation passe au moins, naturellement, par le rapport à lui-même, mais aussi par le rapport aux autres et le rapport au monde.

 

Q : Les recherches sur l’autoformation ont plutôt tendance à accepter l’idée que la formation - le mot formation - est ce qui rend le mieux compte du développement du sujet, alors que toi tu sembles préférer le terme éducation. Autrement dit, pour toi, ce qu’on appelle éducation serait plus englobant  que ce qu’on appelle formation.

 

R. Barbier : Je travaille souvent avec Gaston Pineau, mais sur ce point nous n’avons pas la même conception. Pour moi c’est l’éducation qui est englobante, la formation étant davantage de l’ordre de la procédure, au moins du côté d’une direction processuelle, avec des enjeux très personnels et fonctionnels.

 

Q : Si cette autoéducation est ce qui permet potentiellement à l’homme de bien au sens chinois d’advenir, cela peut signifier qu’elle a une portée sociale, ne serait-ce que parce que cet homme de bien, justement parce qu’il est « de bien », offre un exemple…

 

R. Barbier : Oui, tout à fait. Si l’autoéducation est possible - mais elle est toujours en état d’inachèvement –, elle est une mise en perspective de valeurs fondamentales, de valeurs qui sont porteuses de vie et qui font que si on a cette attitude on aura en fin de compte un certain type de comportement lié à cette attitude, et on s’interrogera sans cesse d’ailleurs sur l’écart entre cette dimension qu’on dira éthique de l’éducation, et la réalisation concrète à travers des comportements qu’on peut avoir, et que peuvent avoir aussi les autres, mais d’abord soi-même. Il y a en quelque sorte une existentialité nécessaire de l’éducation, qui passe par l’autoformation, pour reconnaître le bien-fondé de l’éducation.

 

Q : Tu as tenté de rapprocher les univers théoriques de  Krishnamurti – si on peut parler de théorie pour lui – et de Castoriadis. Ces deux auteurs me semblent intéressants à prendre en considération quand on évoque l’autoformation, parce qu’ils pensent chacun l’autonomie. Quel rapport établis-tu entre l’autoéducation selon Krishnamurti - puisque c’est un terme qu’il utilise - et ce que nous dit Castoriadis de l’autonomie ? Veulent-ils dire au fond l’un et l’autre la même chose ?

 

R. Barbier : C’est une grande question. Ca ne peut pas vouloir dire la même chose parce que les deux ne partent pas du même socle, de la même base. Castoriadis est un politologue, un psychanalyste freudien, il prend en compte certains points de vue différents, alors que Krishnamurti est un homme de la non dualité, dans la tradition de la philosophie non duelle de l’Orient. Alors, naturellement, c’est très différent. Jamais Castoriadis ne pourra parler de non dualité, et on l’a bien vu dans l’interview que nous avons faite avec lui sur la méditation, parue dans le sixième volume des Carrefours du Labyrinthe. Il est évident  que ce n’est pas cela chez lui, et même, à la limite, il ne comprend pas ce que cela veut dire. Pour moi c’est très différent : dans un chapitre de mon livre L’ Approche Transversale je traite de cette question, de Krishnamurti et de Castoriadis, et il me semble qu’on ne peut pas du tout les assimiler, on peut tout juste les mettre en perspective et les faire s’interpeller l’un l’autre. C’est comme cela que je les prends, parce qu’il me semble que Castoriadis est nécessaire aussi pour peut-être déjouer des dérives possibles chez les fanatiques de Krishnamurti, et inversement. Je crois que Krishnamurti pose des questions qui sont sans fond à une orientation qui serait un peu trop rigide chez Castoriadis, notamment une orientation politique.

 


 

 

Zone de Texte: PORTRAIT DE GROUPE

 

 

 

 

 

 

 

 

Le groupe Expérience et autoformation
Par H. Bezille et B. Courtois