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Vendredi 19 juin 2009 •L'autre dans l'autoformation, une ingénierie de la rencontre à créer ? Organisatrice : Marie-José Barbot Le sujet se construit dans des interactions avec l'autre, car il n'y a pas d'autos, de je sans inter. On pourrait supposer que l'accroissement de la mobilité géographique, sociale et professionnelle favorise des constructions identitaires caractérisées par l'enrichissement et l'acculturation. A regret, il faut reconnaître que non, la relation ne suffit pas pour qu'il y ait rencontre, c'est-à-dire que deux sujets se reconnaissent en tant que sujets et que l'un ne soit pas instrumenté par l'autre dans une relation de domination ( Maître Puntila et son valet..) ou ignoré. Représentations, malentendus, conflits, préjugés ou seulement rigidité risquent de transformer les différences hiérarchiques, éthiques, politiques, religieuses, culturelles générationnelles, religieuses, sociales, éthiques en enfer comme l'a montré Sartre pour ne pas parler de la tentation mortifère du multiculturalisme où chacun s'enferme dans ses propres valeurs et habitus. Le propos est d'identifier les traits de la rencontre à partir d'expériences vécues comme un moment privilégié qui peut s'ouvrir sur la temporalité, mais pas forcément, comme une énigme, comme une déstabilisation. En effet, la rencontre est unique, jamais reproductible et s'inscrit dans l'incertitude. Elle implique un engagement à accepter de prendre le risque, d'y aller, de se lancer, de pas avoir peur de l'échec. Communément le terme de rencontre véhicule des scories idéologiques et religieuses. Le propos est de chercher de façon empirique ce qui favorise la rencontre sachant que son échec est synonyme de dysfonctionnement de la communication et de souffrance comme le montre l'école de Palo Alto. Pour mieux comprendre les enjeux, il convient d'analyser des situations-problèmes où des tensions ou ruptures surgissent : programmes d'échanges internationaux, accueil et suivi des migrants, accompagnement de jeunes, adaptation à un pays étranger. L'ingénierie est ici définie au sens ingegno de Vico, terme repris dans la théorie de la complexité, recherche de solutions et créativité d'une intelligence sensible qui trouve des liens, relie et de disegno, qui donner forme et représentations. Il s'agit d'une ingénierie évolutive qui s'adapte à la complexité de l'homme et non d'un modèle d'ingénierie de rationalité appliquée
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