L’association

L'A-Graf regroupe des chercheurs et des praticiens ayant pour objectif de contribuer au développement et à la diffusion des recherches, pratiques et débats relatifs à l’autoformation.
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une définition

"L'autoformation est un processus autonomisant de mise en forme de soi, centré sur la personne ou le groupe, étayé sur le collectif. Ce processus conjugue appropriation de savoirs, modes divers d'apprentissages, construction de sens et transformation de soi. Il se développe dans l'ensemble des pratiques sociales et tout au long de la vie."
Le Manifeste du Graf

L’émancipation politique, une “à faire” de soi ?

Journée de production collective organisée par le groupe de travail du GRAF :
“Autoformation et émancipation”

Le Mercredi 12 Février 2013, de 9 :00 à 17 :30
Cnam, Salle des conseils, 37.1.49, 2 rue Conté, 75003 – PARIS

Cette journée a pour objet de travailler ce déplacement : l’émancipation politique qui était auparavant “affaire” de groupes, de collectifs, de classes, de nations, pour s’arracher de dépendances et conquérir des droits, se joue aujourd’hui dans la transformation de “soi”, son rapport aux autres, à l’environnement, au pouvoir et aussi son rapport à soi-même. C’est une des questions au coeur de l’autoformation aujourd’hui. Elle était, selon Dumazedier (1980), le produit d’une double déviance : déviance par rapport aux idées dominantes du milieu d’origine et de vie, déviance par rapport aux modes institués d’accès aux savoirs. Elle était autant émancipatrice que la marque de cette émancipation. Aujourd’hui, l’autoformation s’est instituée (Moisan, 2010)
Peut-on dire, pour autant, que l’autoformation est passée avec armes et bagages du côté du libéralisme pour devenir un des vecteurs idéologiques de “l’injonction à l’autonomie” ? En quoi, et comment, elle est ou peut être un des modes de transformation sociale ?
Répondre à ce type d’interrogations suppose de questionner l’émancipation dans un contexte où l’individu devient le lieu de fabrication du social (Delory-Momberger, 2009) ; de rompre les cloisonnements étanches entre les niveaux individuels et les niveaux collectifs (Elias, 1991) ; de faire des allers-retours entre les niveaux macro et micro des réalités sociales mais aussi entre la compréhension théorique et les pratiques innovantes.
C’est ce type de programme auquel veut répondre cette journée où des membres du groupe de travail “Autoformation et émancipation” vont animer une réflexion collective en vue d’une production impliquant l’ensemble des participants.

Pour ce faire, nous proposons le mode opératoire suivant :

1. Partir des questionnements ………………………………………………………………….. (Durée : 1 h. 30)

Après une présentation liminaire d’André MOISAN, des membres du groupe de travail, en
cohérence avec la référence à l’autoformation, présentent comment cette question de
l’émancipation rencontre leur propre expérience sociale, politique et réflexive.

2. S’enrichir de contributions ………………………………………………………………………… (Durée : 3 h.)

Ces questionnements serviront de base d’écoutes et d’échanges pour des contributions d’origine
et de statut différents.

a. P. Viveret, économiste, philosophe1 et essayiste altermondialiste,

nous présentera ce qui l’a conduit à animer un groupe de travail du forum altermondialiste sur le thème : « la transformation sociale et politique passe par la transformation de soi ».

b. Marie-Christine Bureau (Chercheur CNRS, membre du LISE [Cnam – CNRS],

présentera l’exemple d’une utopie concrète contemporaine à travers le thème : « La réinvention du
travail dans les “Fablab”, les coopératives d’activité et d’emploi et les espaces de coworking : de la
subordination à l’émancipation ?”

c. C. Hébert-Suffrin, cofondatrice des réseaux d’échanges réciproques de savoirs [RERS],

témoignera de nouvelles formes de collectif qui subvertissent les appartenances individuel
/ collectif, à partir de l’expérience des ”RERS”

d. Mahmoud Hussein (pseudonyme de deux politologues égyptiens),

auteur du livre « Le versant sud de la liberté. Essai sur l’émergence de l’individu dans le tiers-monde », publié en 1989, prémonitoire du « printemps arabe » témoignera des voies nouvelles de l’individualisation émancipatrice qui se manifestent à travers ce “printemps arabe”.

3. Retour sur les questionnements …………………………………………………………… (Durée : 1 h. 30)

Les membres du groupe de travail qui ont ouvert leurs questions reprennent la main pour (1)
restituer comment ces contributions font évoluer leurs questionnements et (2) animer les
échanges de l’ensemble des participants.

L’ensemble de ces échanges sont enregistrés pour que ces interventions soient retravaillées par leurs auteurs et puissent faire l’objet d’une publication.

Cette journée sera suivie, le lendemain jeudi 13 frévier, dune journée sur le thème : Pratiques spirituelles, autoformation, interculturalité

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